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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Articles avec #poemes catégorie

Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Extrait de la partie 6 du recueil, intitulée "la lumière")



Puissance séraphique du trône en vertu,
Je suis le feu violet qui efface les doutes.
J'agis en profondeur, Je baigne la racine.
Je suis la torche vive qu'on envoie au gouffre
Et qui fait reculer la Bête et ses séides,

Le rayon cohérent qui bombarde la plaie
Et transforme ses lèvres en chapitres d'un livre,
Consume les scories des crimes oubliés,
Transmute le passé chargé de maléfices
En connaissance libre, riant des artifices.

Pacifique tranchant, lumière volontaire,
Absolue perfection de la force mandée,
Je modèle un diamant d'un éclat de lignite.
Appelle-moi, ami, tu n'as qu'un mot à dire,
Depuis le premier jour, Je suis à ton service.





in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Un petit poème aux allures enfantines, idéal pour commencer un recueil !) 


J'ai plongé ma brosse à dents dans un verre de lumière,
Puis j'ai frotté les poils avec mon pouce,
Près du grand tableau noir,
Faisant naître des centaines d'étoiles.


Aujourd'hui, j'ai créé trois galaxies :
Une verte, en forme de nénuphar,
Une safran, à tête de cheval,

Une bleue, sillage de navire.




 

in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Une histoire d'aventuriers et de découvreurs entre Moyen-Age et science-fiction, entre trois-mâts et croiseurs galactiques, entre Cortés et Gagarine... )



Afin que ramifie sur des terres nouvelles
L'idéal élevé de la Révolution,
L'Empereur demanda qu'on trouve une planète,
Car la vieille nourrice était à l'agonie.

On envoya alors, en fières caravelles,
Chercher vers les confins d'inconnues légations,
Des colons en phalanges, des guerriers, des ascètes,
Des hommes sans attache ou frappés de folie.

Dans l’espace, j’ai combattu des hordes infâmes
Dans l’espace, j’ai traversé des temps sans âme
Dans l’espace, j’ai contemplé de pures merveilles
J’ai brûlé sous la pluie de dix mille soleils



J'allai hors galaxie dans un silence lisse,
Pour étendre le règne à la constellation.
Au-delà de l'amas, la matière est brutale,
La vie est mal venue et chassée sans merci.

Fumerolles de songes, marigots d'artifices,
Ce que j'ai pu trouver n'était que déception.
Larmes interstellaires, élytres en spirales,
Ce que j'ai conservé n'était que poésie.

Dans l’espace, j’ai combattu des hordes infâmes
Dans l’espace, j’ai traversé des temps sans âme
Dans l’espace, j’ai contemplé de pures merveilles
J’ai brûlé sous la pluie de dix mille soleils


in "Les éclosions asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

(Un progression et des répétitions qui ressemblent au chant de la nuit navajo, une rencontre amoureuse en douze mots-clefs.)


Mon regard dans ton regard
Mon sourire dans ton sourire
Mes mots dans tes mots
Mon souffle dans ton souffle


Ma paume dans ta paume
Ma chair dans ta chair
Mon espoir dans ton espoir
Ma beauté dans ta beauté


Mon abandon dans ton abandon
Mon avenir dans ton avenir
Ma folie dans ta folie

Ma vie dans ta vie



in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC 8-0222


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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
( Ce texte de jeunesse était une chanson, inspirée par l'importance du rôle du cheval, jusqu'à la divinisation, dans la culture Celte.)


Clouds are going fast
In the stormy sky
The hungry waves are waiting
For the winter sun

There's a big standing stone
Where my father died
It showed him the way
To the Great Horse's Land

He must be running
He must be hunting
Where the sun never sets
And where spring never goes

There's a big standing stone
In front of  my door
It told me « hello ! »
The day of my birth

Women are singing
To welcome the night
Soon a new soul will appear
From The Great Horse's Land

"Earth Mother
I need your strength to keep honest
And your patience to be the best
And your patience to be the best

- Oh, my son !
You've got to walk in the middle
Between indifference and battle

Between indifference and battle"


in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
Buste imaginaire d'Homère


Ecoute,
Ô peuple rassemblé !
Ecoute,
Un homme va parler
Qui se souvient des contes
Des milliers d'années.
On dit qu'il a connu
Celui qui a connu
Celui qui a connu
La naissance du monde,
L'affrontement des dieux.

Cela fait quelques mois
Qu'il est dans la cité.
Les habitués l'appellent
"Le Prince des Nuées".
Plus personne n'approche
Tant l'agora est comble,
Et l'olivier commence
A étendre son ombre.

Silence, enfants !
L'aède a pris sa lyre.
Point de lauriers tressés
A son front labouré,
Point de lourd pectoral
A sa nuque courbée,
Point de breloques d'or
Au cuir de ses sandales,
Point de myrrhe ou d'encens
Dans les plis de sa robe,
Point de fleurs odorantes
Dans sa barbe blanchie.

Son trésor est sa voix,
Grave comme la mer,
Et puissante,
Plus douce que le lait,
Et sucrée.
Dans ses yeux qui se plissent
Se glisse la malice,
Dans ses sourcils froncés
Un titan courroucé.

Entendez, enfants,
S'opérer la magie
Du Prince des Nuées.
Un chant neuf est en marche
Vers votre avidité,
Un chant nouveau exalte
Les valeurs d'autrefois,
La besace chargée
D'une guerre lointaine,
De déesses jalouses
Et de reines enlevées,
De héros immortels
Ou d'un tour aux Enfers.

Un lever de soleil
Dans le coeur des anciens
Et un glaive de bois
Dans la main des bambins ;
Les amants se sourient
Aux farces d'Aphrodite ;
La mère tient son fils
Quand brillent les armures
Et flottent les cimiers
Dans le vent chaud d'Asie.
Des chevaux par milliers,
Affolement d'écume,
Couvrent de leurs sabots
La plaine des combats.

Ô heureuse nation !
Lumière des trois mers !
Semence de la Terre !
Contemple les yeux morts
Du Prince des Nuées :
Tu sonderas l'abîme
Où naissent les légendes,
Le tissage de limbes
Dont on forge les mythes.


in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

 

nefertiti.gif

O déesse nocturne ! O Nout la protectrice !
Et toi, mère des dieux, O amoureuse Isis !
Vous qui compatissez aux malheurs des amants,
Viendrez-vous m'assister au jour du jugement ?

Quand le sombre Chacal qui prend les trépassés
Sa plume lâchera, sensée être plus lourde
Sur l'ultime balance que tous mes péchés,
Parlerez-vous de moi à son oreille sourde ?

Le convaincrez-vous que ma descente aux Enfers
Ne fut que pour avoir un baiser de Néfer,
La noblesse incarnée, lumière faite reine,
Et pour l'éternité de mon âme gardienne ?

Moi, le sculpteur le plus audacieux des Deux-Terres,
L'amour et le talent ensemble m'ont tué.
J'eûsse été plus mauvais, on m'aurait encensé,
Mais Aton m'a puni de percer ses mystères.

J'ai passé tant de nuits brûlantes à chercher,
Tant d'heures à polir le grain de sa peau nue,

A galber l'arrondi de sa gorge menue,
Le pli haut de la cuisse sous le lin léger...

Son plus doux mystère était ma grande gageure :
Comment retrouver les lèvres de l'ingénue,
La pulpe
impertinente, soudain disparue
Dans l'énigme magique de la commissure ?

Mais un matin de jais, le roi pris d'insomnie
Visita l'atelier sans se faire annoncer,
Et saisi par l'effroi, criant à l'infâmie,
Ordonna sur le champ qu'on me fisse arrêter.

Des bustes par dizaines, des bribes de corps,
D'indicibles morceaux des formes de Néfer
Se conjuguaient partout, dans toutes les matières,
Cornaline ou lapis, jade ou stuc, ébène, or...

Pharaon, dans son ire, ne pouvait douter
Que sa divine épouse, qui boudait sa couche,
Depuis de nombreux mois m'avait donné sa bouche,
Et chaque partie d'elle, pour la dupliquer.

Je devins criminel et vite condamné
De lèse-majesté.  Mon nom fut effacé.
Quant à ma bien-aimée, injustement souillée,
Elle ne sortit plus d'une cage dorée.

Si j'ai souvent rêvé d'avoir ému son coeur,
Je n'ai jamais touché que sa copie de plâtre,
Et n'ai pu déposer sur des lèvres d'albâtre
Que le chaste baiser d'un piètre adorateur.

J'ose dire aujourd'hui, à mon heure dernière,
Que j'avais réussi à lui donner la vie !
Qu'un moment, sous mes yeux, le granit s'est fait chair
Et qu'elle m'a souri comme aucune ne fit...




in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

 

 

 

C'est le temps des labours, fidèles compagnons,
Les yeux de nos vaisseaux sont gourmands de la houle
Et l'éperon d'airain veut percer l'horizon.

Que les bancs de l'effort gémissent sous nos peines.
Echauffons bien nos doigts déchirées par le cèdre,
Le fouet sera caresse à nos épaules mâles...

Nageons, amants fiers de la douce Thétis !
Martelons en cadence ses flancs généreux,
Que son désir écume de par notre ardeur !

L'oracle me l'a dit : la conjonction s'avance.
Les présages sont bons, les sacrifices faits,
Les dieux sont favorables à notre traversée.

Eole ouvre son outre aux plaines d'Aquilon,
Il nous faut conquérir de nouveaux champs de vagues,
Cueillir les fruits dorés des moissons océanes.

Des côtes vierges attendent, d'inconnus sortilèges,
Les astuces de femmes expertes en amour
Et des perles d'étoiles sur leur peau ambrée...

 

 

 

in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n°8-0222

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