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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

poemes

Publié le par P.S.
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Publié le par P.S.
Publié dans : #Poèmes


Le navire "Endurance" pris dans les glaces du pôle Sud,  janvier 1915.
Il dériva avec la banquise pendant près d'un an avant d'être disloqué.
Après bien des péripéties, l'équipage fut sauvé en août 1916.

 

 


Ta bouche mandragore exhale un air glacial
Qui s'enroule à mes pieds en entrelacs fatal
De mensonges, d'injures, d'hypocrisie mêlés
Paralysant la joie de grimaces bleutées.

Le grésil abrasif des mots que tu me lances
Pénètre sous ma peau, déchiquette les squames,
Calcifie l'épiderme et dépèce mon âme,
Instillant, peu à peu, sa sombre pestilence.

L'hydrogène liquide sourd dans la béance
Des crevasses abruptes du gel à cœur fendre,
Stoppe le battement, efface la garance,
Chasse toute chaleur dans les moindres méandres.

Les souvenirs de nous, qui naguère planaient
Dans l'air tiède du soir sans se poser jamais,

Sont tombés, transparents et grippés, dans l'écume,
Emportés aux courants épaissis d'amertume.

En pagaille d'icebergs, ils flottent, s'agglutinent,
Nous bouchent la raison, dressent des impostures.
Nous nous parlons de loin, mitrailles vipérines,
Eloignés et tordus par les dégoulinures.

Nos espoirs sont dissous par la houle rebelle,
La mâture inutile éclate sous le gel.
Notre vaisseau est pris dans les zones sordides
Où l'amour ne tient pas sous la bise frigide.

Nous ne sortirons plus du désert pétrifié.
A jamais prisonniers de membrures brisées,
Nos restes conservés à ces températures
Diront seuls nos combats aux peuplades futures.




in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

 

 

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Poèmes



Malheureuse Suburre, j'ai vu ton agonie

Quand les machines mortes sont tombées du ciel,

Apportant la riposte de la citadelle.

J'ai vu tomber tes murs; j'ai vu brûler ton lit;

 

J'ai vu les mères nues cherchant les nouveau-nés,

Pauvres ongles griffant les maisons effondrées

Sous les coups de boutoir des pacificateurs ;

J'ai encore aux tympans le cri de leurs douleurs.

 

Lors des ruines rougies sont sorties les phalanges

Assoiffées de justice, le flot de tes fils,

Horde brute en furie de démons et d'archanges,

Courant vers la cité, folie de Némésis.

 

Puis j'ai vu les donjons s'abîmer en poussière

Libérant l'horizon de virgules d'orgueil,

Les Hespérides d'or s'embraser dans la guerre

Et les fiers patriciens dans la fuite et le deuil.

 

Tout ceci n'est qu'un songe, Suburre l'endormie,

Le fruit mal digéré d'un trop profond sommeil.

Mais je tremble à l'idée que vienne ton éveil,

Et que de t'étirer ne te prenne l'envie…



in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

Tu apparais à l'huis donnant sur la terrasse,
Les étoiles pâlissent, jalouses de ta grâce.
La Lune se rit d'elles : « Moi, je ne crains personne ! »
Car tu n'existes pas pour cette fanfaronne.

Alors tu fais un pas, nue comme aux premiers temps,
Allumant l'Univers de tes formes divines.
Dans le cosmique envol de ce commencement,
Les étoiles se vengent, Sélène a triste mine.

Devant tant de splendeur, elle voile sa face
Voudrait bien être ailleurs, se tortille et grimace.
Elle se tourne enfin, rongée de désespoir,
Recouvrant la Terre de la nuit la plus noire.

Les Royaumes obscurs appartiennent au vent
Qui se dit en lui-même, constatant ta victoire,
Que tu es le joyau qui manquait à sa gloire.
Eole est capricieux, il te veut promptement.

Il pense à t'enlever, faire de toi sa reine.
Mais alors tu chantonnes et ta voix magicienne
S'envole vers les cieux porter le doux message
De tes lèvres sucrées et de rêves peu sages.

Ta comptine joyeuse, en volutes subtiles,
Eveille le printemps de sa froide torpeur.
Le vent court, effrayé par ce nouveau péril,
Chercher dans une grotte écho à sa douleur

Attiré par le bruit, apparaît le Soleil.
Devant tant de rondeur, son désir se réveille.
Il prend le long chemin qui va jusqu'à ta peau.
Mais Phœbos est trop gros, malhabile et lourdaud,

Il hâte en se traînant, il en pleure de rage.
Alors je te rejoins, je te prends et t'enlace.
Le Soleil me maudit pendant que je t'embrasse,
Noyant son infortune en une pluie d'orage.



© Les Eclosions Asynchrones - dépôt SNAC n°8-0222

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