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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Articles avec #poemes catégorie

Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes
Crédit image : https://www.save.ca

Crédit image : https://www.save.ca


De tendresse volée
En tromperies sordides,
De rendez-vous candides
En promesse oubliée,
Le cœur de la fillette,
Palpitant à paillette,
S'est brûlé à l'espoir
Trahi soir après soir.

La jeune infante s'est fanée, 
S'est enlacée de solitude,
Et a cherché sous d'autres cieux,
Sous les vitraux de l'habitude,
Une explication sanctifiée
À ses hurlements silencieux.


Sous la crème onctueuse,
Le beurre de missel 
A coulé dans les failles
Sans jamais les guérir,
Recouvrant de prières, 
De litanies fossiles,
Les plaies laissées béantes
Et qu'on croit oubliées.


Sous la croûte rose et sucrée
De ses vœux pieux collants de miel
A l'apparence énamourée,
Se noie un noyau fait de haine
Et d'anathème universel,
Marbré de colère et d'ébène.


Le cœur endurci à la flamme
Ne bat plus d'un amour de femme.
C'est un morceau noir de charbon
Qui trace sa malédiction
Sur les murs d'une forteresse,
Sur le différent, l'étranger, 
Sur l'ouverture et le danger
De trop exprimer sa faiblesse.


 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Chaque samedi, la team #SamPoésie emmenée par Sandra Dulier (twitter: @SandraDulier) propose des défis à tous les auteurs francophones qui le souhaitent. Voici ma participation pour cette semaine... Plus d'infos là !

Source image : © pixabay

Source image : © pixabay

 

Fil de chaîne, fil de trame,
Fil d'azur, fil de drame,
Jour après jour, 
J'ai tissé ma vie,
Ma route de l' "à soi",
À partir de brins de ciel,
De cordes de pluie, 
De perles d'aventures,

Du chanvre des orages,
Des plumes de voyages,


Mais surtout de tes fibres, 
De la soie de ta peau,
Du coton des câlins,
Des éclats de brillants
Qui restent de tes rires
Et ceux de nos enfants.


J'ai tout pris sans regret,
J'ai tout gardé,
J'ai tout incorporé
Dans cette mosaïque.


Mais c'est le crépuscule
Et je n'y vois plus clair.


Je tends sur le métier
Ce qui reste de fil,
Qui est prêt à casser.


Je n'ai plus de matière 
Pour ma tapisserie,
Mais je n'ai pas fini.


Alors, comme je peux,
Je comble les oublis
Avec ce qui me vient,
Quelques bouts de nuages
Et des morceaux de nuit
Qui descendent sur moi
De plus en plus nombreux...

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Un autre texte inspiré par un tableau de Nancy Wood, cette fois dans l'exploration organique de nos réseaux intimes !

(retrouvez les oeuvres de Nancy Wood sur son site)

"Power Shower" © Nancy Wood - http://www.nancywoodartanddesign.com

"Power Shower" © Nancy Wood - http://www.nancywoodartanddesign.com

 

Nous sommes
Les manadiers du souffle, 
Les pourvoyeurs fluides, 
Les pêcheurs de grains d'or;


Nous sommes
Les colonnes nomades
Qui dévalent sans fin
Les torrents telluriques;


Nous sommes
Les bergers transhumants
De cellules-éponges
Qui gonflent à l'inspir, 
Qui tissent du futur
De quelques brins de songe. 


*****

We are
The riders on the breath,
The fluid providers,
The fishermen of grains of gold;


We are
The nomadic columns
Which run down endlessly
Through telluric torrents;


We are
The transhumant shepherds
Of sponge cells
That swell at inspiration,
Who weave the future
From a few strands of dream.

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes
© "2001, A Space Odyssey", Stanley Kubrick, 1968

© "2001, A Space Odyssey", Stanley Kubrick, 1968

 

Pendant ces étranges voyages
Qui ne durent qu'un court instant,
Quand nous tombons du firmament
Pour plonger dans la vie sauvage,


Nous ne voyons par les hublots
Qu'un bout de jardin, des couleurs,
Entendons des cris de douleurs,
Des éclats de voix, quelques mots.


Dans nos scaphandres éphémères,
Mélanges de feu et d'écume,
Nous devinons nos congénères
De questions, de chair et de brume.

"Je crois être venu ici..."
"Nous serions-nous déjà croisés ?"
Je touche ta main, c'est fini...
Nous sommes déjà exfiltrés.


Aucune chance de comprendre,
Encore moins de s'habituer,
Juste le temps de regretter
De toujours se faire surprendre...

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes
Crédit photo © Jakub Skafiriak - unsplash.com

Crédit photo © Jakub Skafiriak - unsplash.com

 

À force de séjourner dans la terre,
De la travailler, de la retourner,
L'âme s'émousse, se ternit, se corrode.


Engourdie, engluée,
La conscience s'encalmine
Dans la facilité et la paresse, 
Dans la mélasse de la peur,
Dans le sirop de l'ordinaire
Qui finit par gâter
Les crocs les plus acérés,
Les socs les plus rutilants.


Il faut, pour éveiller le laboureur,
Pour l'affûter par la friction,
Pour dépasser l'affliction, 
Que le Grand Univers
Tourne le Samsāra de pierre, 
La meule infinie des regrets,
La roue des actes manqués.


Fouettée par la gifle des siècles,
Par le torrent fou des époques,
La valse des défauts s'embrase,
Nos aspérités se disloquent
Dans une gerbe d'étincelles,
Et s'use l'ego excroissant
Jusqu'à retrouver son tranchant, 
L'éclat originel
Qui palpite toujours
Au rythme de la forge.

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes
Complainte des téteurs d'huile

 

Ô Mère,
Mère très chère,
Mère martyre,
Voici que ta générosité se tarit.


Nous sommes nus au bord du gouffre,
Et nous restons les bras ballants
Sans comprendre l'ampleur de nos crimes.


Les bouquets de fleurs flamboyantes
Que tu nous tendais avec amour,
Nous les avons broyés
Avec nos mains de guerriers;


Les créatures merveilleuses
Dont tu voulais peupler nos rêves,
Nous les avons caressées 
Avec des sourires de bouchers;


Tes sources pures,
Nous les avons souillées,
Tes jardins d'abondance, 
Nous les avons ravagés 
Pour téter l'huile de rocaille,

Ton lait épais et odorant
Dont la noirceur seule
S'accordait à celle de notre soif;

Tes plus beaux cadeaux,
Nous les avons jetés. 
Tes plus beaux joyaux
Nous les avons vendus. 


Nous avons pris pour conquêtes faciles
Ce que tu nous offrais de bon cœur,
Et l'ivresse de ces fausses victoires
Nous a rendus fous.


Ô Maman, si patiente et si triste,
Est-il encore temps ?
Pourras-tu jamais nous pardonner...

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Un autre texte inspiré par un tableau de Nancy Wood, cette fois un récit légendaire intergalactique, mélange de science-fiction et d'épopée homérique !

(retrouvez les oeuvres de Nancy Wood sur son site)

"Bubbles and Lace" © Nancy Wood - http://www.nancywoodartanddesign.com

"Bubbles and Lace" © Nancy Wood - http://www.nancywoodartanddesign.com

 

Votre majesté n'était encore qu'une enfant,
Une toute petite fille, pour ainsi dire,
Et l'empire, que vous dirigiez déjà d'une main assurée, 
Ne s'étendait alors qu'à la moitié de l'Univers.


C'était juste après avoir soumis les peuples d'Andromède,
En une conquête interminable, acquise de haute lutte
Durant des éons de guerres larvées, de traîtrises et de massacres.


Je me souviens que dans notre hâte à vous rejoindre,
Nous fîmes passer nos nefs par le Détroit des Géants Chronophages,
Un dangereux raccourci qui traverse la constellation de l'Horloge.


Las, notre imprudent empressement nous coûta cher,
Car ces créatures monstrueuses,
Sentant notre présence,
Et détestant tous ceux de notre race,
Se réveillèrent furieuses
Et se mirent en devoir de nous barrer la route,
Tentant de nous piéger pour nous anéantir à leur aise.


Leur maîtrise des éléments et de la matière sombre,
Des mantras interdits qui les lient,
Leur permit d'ériger, en un instant,
Des murailles quantiques d'entropie,
Des remparts de paradoxes, écumants et insurmontables,
Qui nous forcèrent à rebrousser chemin.


Serrant les vents ioniques au plus près,
Nous dûmes remonter à portée de feu de leur citadelle temporelle,
En vendant chèrement nos carcasses,
Et nombre de héros tombèrent pour votre plus grande gloire,
Sans avoir l'honneur de fêter avec vous la victoire
Qui devait forger votre légende pour l'éternité...

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Nancy Wood est une artiste britannique qui utilise l'interaction des pigments (encre et acrylique) pour créer des motifs naturels et organiques, qui se rapprochent de vues microscopiques ou célestes.

"J'essaie d'emmener l'observateur dans des paysages complexes que personne n'a jamais vus auparavant !" dit-elle.

Il se trouve que c'est aussi mon ambition en poésie, il est donc normal que ses images venues d'ailleurs m'inspirent !

"Behind the Beyond" © Nancy Wood  - http://www.nancywoodartanddesign.com/

"Behind the Beyond" © Nancy Wood - http://www.nancywoodartanddesign.com/

Je me souviens, jadis,
D'un grand déluge de soleils
Dans un ciel de cuivre,
Pluie étincelante de cellules flagellées,
Gigantesques, aveugles, désespérées,
A la recherche de galaxies à ensemencer.

J'ignore ce qu'il advint de cette quête incendiaire,
Et cela semble une légende aujourd'hui.

Pourtant, pendant des siècles,
Le cosmos resta balafré
Par la rémanence de leur passage.

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Encore un poème dans un style archaïque, une lancinante mélopée comme venue du fond des âges, qui explore la spiritualité animiste au temps des pierres levées et des landes brumeuses...

Cheval blanc d’Uffington, Oxfordshire, Angleterre. Gravée dans la craie d’une colline de la province de l’Oxfordshire, à l’ouest de Londres, la silhouette d’un cheval d’une longueur de 111m se détache en contrebas des ruines du château d’Uffington. Sa similitude avec le dessin ornant d’antiques pièces de monnaie suggère qu’elle ait été réalisée par les Celtes de l’âge du fer, aux environs de l’an 100 av. J.-C. (crédit photo : http://yannarthusbertrand2.org)

Cheval blanc d’Uffington, Oxfordshire, Angleterre. Gravée dans la craie d’une colline de la province de l’Oxfordshire, à l’ouest de Londres, la silhouette d’un cheval d’une longueur de 111m se détache en contrebas des ruines du château d’Uffington. Sa similitude avec le dessin ornant d’antiques pièces de monnaie suggère qu’elle ait été réalisée par les Celtes de l’âge du fer, aux environs de l’an 100 av. J.-C. (crédit photo : http://yannarthusbertrand2.org)

 


Les nuages galopent
Dans le ciel implacable,
Les vagues affamées
Guettent la lune d'hiver.

Il y a une pierre levée
Là où mon père est mort,

Et son ombre est immense.
Elle lui a montré le chemin
Vers la terre du Grand Cheval.

Il doit y courir,
Il doit y chasser,
Dans un éternel printemps
Car jamais le soleil ne s'y noie.

Il y a une pierre levée
Non loin de ma porte,

Et sa voix est profonde.
Elle m'a accueilli
Au jour de ma naissance.

Le chant des femmes s'élève
Pour délivrer le soir,
Bientôt une âme nouvelle viendra
De la terre du Grand Cheval :

" Ô Terre-mère,
J'ai besoin de ta force pour continuer,
De ta patience pour endurer,
De ta patience pour endurer...

- Oh, mon fils !
Tu dois prendre la route étroite,
Entre le gouffre de l'indifférence
Et le brasier de la colère..."

 

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Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes


Depuis quatre milliards d'années,
Cette étoile brillait à l'insu de tous,
Et voici qu'aujourd'hui, à l'aurore,

Sa lumière est apparue
Dans le sextant d'un marin !


Tant de fusions perdues
Pour un témoin unique,
Tant d'hydrogène brûlé
Pour cet instant précieux...

 

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