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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

 

 


J'ai vu un messager dans l'ombre de la porte.
Esprit libre et léger, pieds nus et sans escorte,
Il est venu à moi quand je n'attendais rien,
Perdu dans les ténèbres à l'écart des chemins.

Il a posé sur moi l'index de la justice,
Un doigt de compassion juste entre les deux yeux.
Et sans me dire rien, afin qu'en moi s'immiscent
La lumière et la foi qui font les gens heureux,

Il n'a fait qu'un sourire avant de disparaître.
Mais un sourire tel fait vaciller les êtres.
Il
signifiait « je t'aime », il signifiait « je sais »
Il me disait « Je suis, par conséquent Tu es ! »









in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n°8-0222

 

 

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes


Je est un artiste,
Qui enfile les incarnations sur un faisceau de rêve
Comme des perles de verre coloré sur un collier sans fin.
Chacune est unique.

Approche une perle de ton oeil.
Tu apprécies son eau.
Tu vois le monde à travers elle, et le monde prend sa couleur.
Tu considères sa beauté, sa taille, sa matière.

Mais tu en fais le tour et tu t'en lasses.
Tu passes alors à la perle suivante.
Tu la considères et tu l'apprécies,
Puis tu passes à la suivante.

Et ainsi au long du faisceau infini,
De perle en perle, de rêve en rêve.

Mais Je ne s'intéresse pas à une perle.
Ni même à une enfilade de perles,
La façon dont elles se complètent ou se répètent.

Je ne voit que le collier, et l'arbore avec fierté,
Et rend grâce qu'il soit fait de tant de perles,
Et aussi belles.




in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes


Depuis combien de temps n'as-tu senti, ma Reine,
Le souffle du dragon circuler dans tes veines ?
Et la fois dernière où la morsure du croc
T'as rendue à la vie en perforant ta peau ?


Sinueuse caresse, écailles assassines,
Haleine lancinante au long de ton échine
Et la beauté du feu, engourdissante et douce,
Langue ardente, dressée sous la lumière rousse.

Où sont les cris, où est la lutte ?
Et la survie, et la culbute ?
La peau qui brûle et les yeux verts,
L'exquise chaleur des Enfers ?

Je te promets un songe à nul autre pareil
Qui brûlera ton corps au-delà du Soleil.
Montre-moi ton sein blanc, fille aînée de l'Egypte,
Prends-moi avec toi sous la pierre de la crypte.




in "Les Eclosions asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Extrait de la partie 6 du recueil, intitulée "la lumière")



Puissance séraphique du trône en vertu,
Je suis le feu violet qui efface les doutes.
J'agis en profondeur, Je baigne la racine.
Je suis la torche vive qu'on envoie au gouffre
Et qui fait reculer la Bête et ses séides,

Le rayon cohérent qui bombarde la plaie
Et transforme ses lèvres en chapitres d'un livre,
Consume les scories des crimes oubliés,
Transmute le passé chargé de maléfices
En connaissance libre, riant des artifices.

Pacifique tranchant, lumière volontaire,
Absolue perfection de la force mandée,
Je modèle un diamant d'un éclat de lignite.
Appelle-moi, ami, tu n'as qu'un mot à dire,
Depuis le premier jour, Je suis à ton service.





in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Citations
(Voici un court passage de l'excellent roman de Muriel Barbery, fort bien écrit, et par ailleurs fort vendu, comme quoi il ne faut pas désespérer de nos concitoyens :-) L'héroïne y parle de ce qu'elle ressent lorsqu'elle écrit, et exprime à merveille ce que je vis moi-même.)

    "Lorsque les lignes deviennent leurs propres démiurges, lorsque j'assiste, tel un miraculeux insu, à la naissance sur le papier de phrases qui échappent à ma volonté et, s'inscrivant malgré moi sur la feuille, m'apprennent ce que je ne savais ni ne croyais vouloir, je jouis de cet accouchement sans douleur, de cette évidence non concertée, de suivre sans labeur ni certitude, avec le bonheur des étonnements sincères, une plume qui me guide et me porte.
    Alors, j'accède, dans la pleine évidence et texture de moi-même, à un oubli de moi qui confine à l'extase, je goûte la bienheureuse quiétude d'une conscience spectatrice."

© 2006 Muriel Barbery - L'élégance du hérisson - Gallimard
   

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Un petit poème aux allures enfantines, idéal pour commencer un recueil !) 


J'ai plongé ma brosse à dents dans un verre de lumière,
Puis j'ai frotté les poils avec mon pouce,
Près du grand tableau noir,
Faisant naître des centaines d'étoiles.


Aujourd'hui, j'ai créé trois galaxies :
Une verte, en forme de nénuphar,
Une safran, à tête de cheval,

Une bleue, sillage de navire.




 

in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
(Une histoire d'aventuriers et de découvreurs entre Moyen-Age et science-fiction, entre trois-mâts et croiseurs galactiques, entre Cortés et Gagarine... )



Afin que ramifie sur des terres nouvelles
L'idéal élevé de la Révolution,
L'Empereur demanda qu'on trouve une planète,
Car la vieille nourrice était à l'agonie.

On envoya alors, en fières caravelles,
Chercher vers les confins d'inconnues légations,
Des colons en phalanges, des guerriers, des ascètes,
Des hommes sans attache ou frappés de folie.

Dans l’espace, j’ai combattu des hordes infâmes
Dans l’espace, j’ai traversé des temps sans âme
Dans l’espace, j’ai contemplé de pures merveilles
J’ai brûlé sous la pluie de dix mille soleils



J'allai hors galaxie dans un silence lisse,
Pour étendre le règne à la constellation.
Au-delà de l'amas, la matière est brutale,
La vie est mal venue et chassée sans merci.

Fumerolles de songes, marigots d'artifices,
Ce que j'ai pu trouver n'était que déception.
Larmes interstellaires, élytres en spirales,
Ce que j'ai conservé n'était que poésie.

Dans l’espace, j’ai combattu des hordes infâmes
Dans l’espace, j’ai traversé des temps sans âme
Dans l’espace, j’ai contemplé de pures merveilles
J’ai brûlé sous la pluie de dix mille soleils


in "Les éclosions asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

(Un progression et des répétitions qui ressemblent au chant de la nuit navajo, une rencontre amoureuse en douze mots-clefs.)


Mon regard dans ton regard
Mon sourire dans ton sourire
Mes mots dans tes mots
Mon souffle dans ton souffle


Ma paume dans ta paume
Ma chair dans ta chair
Mon espoir dans ton espoir
Ma beauté dans ta beauté


Mon abandon dans ton abandon
Mon avenir dans ton avenir
Ma folie dans ta folie

Ma vie dans ta vie



in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC 8-0222


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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Citations

(Autre forme de simplicité primitive, cet extrait de cérémonie de guérison Navajo, chanté et répété en mantra pendant des heures)


[...]

Avec joie, je me rétablis
Avec joie, mon intérieur s’apaise
Avec joie, mes membres retrouvent leur force
Avec joie, ma tête devient calme
Avec joie, j’entends à nouveau
Avec joie, je marche


Insensible à la douleur, je marche
La lumière en moi, je marche
Sentant la vie, je marche.


Avec joie, les enfants te regarderont
Avec joie, les aînés te regarderont
Avec joie, dispersés dans différentes directions, ils te regarderont
Avec joie, comme ils s’approcheront de leurs maisons, ils te regarderont
Avec joie, puissent-ils tous rentrer.


Dans la beauté je marche
Avec la beauté devant moi, je marche
Avec la beauté derrière moi, je marche
Avec la beauté au-dessus de moi, je marche
Avec la beauté au-dessous de moi, je marche
Avec la beauté tout autour de moi, je marche


Tout est fini dans la plénitude
Tout est fini dans la plénitude.




in "Sagesse des Indiens d’Amérique" - Éd. La Table Ronde

 

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes
( Ce texte de jeunesse était une chanson, inspirée par l'importance du rôle du cheval, jusqu'à la divinisation, dans la culture Celte.)


Clouds are going fast
In the stormy sky
The hungry waves are waiting
For the winter sun

There's a big standing stone
Where my father died
It showed him the way
To the Great Horse's Land

He must be running
He must be hunting
Where the sun never sets
And where spring never goes

There's a big standing stone
In front of  my door
It told me « hello ! »
The day of my birth

Women are singing
To welcome the night
Soon a new soul will appear
From The Great Horse's Land

"Earth Mother
I need your strength to keep honest
And your patience to be the best
And your patience to be the best

- Oh, my son !
You've got to walk in the middle
Between indifference and battle

Between indifference and battle"


in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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