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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Publié le par P.S.
Publié dans : #Citations

Je vous propose ici une nouvelle traduction d'un poème américain très connu, qui a longtemps été entouré d'une aura de mystère, puisqu'on le pensait d'un auteur anonyme du dix-septième siècle !



Va tranquillement au milieu du vacarme et de la hâte,
et souviens-toi de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vis autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dis doucement et clairement ta vérité; et écoute les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire.

Évite les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne te compare à personne: tu risquerais de devenir aigri ou vaniteux.
Il y a toujours plus grand et plus petit que toi.
Jouis de tes projets aussi bien que de tes accomplissements.

Sois toujours intéressé à ta carrière, si modeste soit-elle;
c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.
Sois prudent dans tes affaires; car le monde est plein de fourberies.
Mais ne sois pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe;
Nombreux sont ceux qui luttent pour de grands idéaux; et partout la vie est remplie d'héroïsme.

Sois toi-même. Surtout n'affecte pas l'amitié. Non plus ne sois cynique en amour,
car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.
Prends avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à ta jeunesse.
Nourris ta force d'âme pour te protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne t'alarme pas de sombres chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, sois doux avec toi-même.
Tu es un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; tu as le droit d'être ici.
Et qu'il te soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Sois en paix avec Dieu, quelle que soit ta conception de Lui, et quels que soient tes travaux et tes rêves, garde dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans ton âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Sois joyeux.
Tâche d'être heureux.




© Max Ehrmann, 1927 - "The poems of Max Erhmann" - John L. Bell

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Publié le par philippe souchet
Un nouvel album photo de voyage est en ligne, sur New-York !
Vous pouvez aussi accéder aux albums de Berlin, et de Hong-Kong.




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Publié le
Publié dans : #album
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
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New-York (février 2009)
New-York (février 2009)
New-York (février 2009)

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Poèmes



Malheureuse Suburre, j'ai vu ton agonie

Quand les machines mortes sont tombées du ciel,

Apportant la riposte de la citadelle.

J'ai vu tomber tes murs; j'ai vu brûler ton lit;

 

J'ai vu les mères nues cherchant les nouveau-nés,

Pauvres ongles griffant les maisons effondrées

Sous les coups de boutoir des pacificateurs ;

J'ai encore aux tympans le cri de leurs douleurs.

 

Lors des ruines rougies sont sorties les phalanges

Assoiffées de justice, le flot de tes fils,

Horde brute en furie de démons et d'archanges,

Courant vers la cité, folie de Némésis.

 

Puis j'ai vu les donjons s'abîmer en poussière

Libérant l'horizon de virgules d'orgueil,

Les Hespérides d'or s'embraser dans la guerre

Et les fiers patriciens dans la fuite et le deuil.

 

Tout ceci n'est qu'un songe, Suburre l'endormie,

Le fruit mal digéré d'un trop profond sommeil.

Mais je tremble à l'idée que vienne ton éveil,

Et que de t'étirer ne te prenne l'envie…



in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Poèmes

Tu apparais à l'huis donnant sur la terrasse,
Les étoiles pâlissent, jalouses de ta grâce.
La Lune se rit d'elles : « Moi, je ne crains personne ! »
Car tu n'existes pas pour cette fanfaronne.

Alors tu fais un pas, nue comme aux premiers temps,
Allumant l'Univers de tes formes divines.
Dans le cosmique envol de ce commencement,
Les étoiles se vengent, Sélène a triste mine.

Devant tant de splendeur, elle voile sa face
Voudrait bien être ailleurs, se tortille et grimace.
Elle se tourne enfin, rongée de désespoir,
Recouvrant la Terre de la nuit la plus noire.

Les Royaumes obscurs appartiennent au vent
Qui se dit en lui-même, constatant ta victoire,
Que tu es le joyau qui manquait à sa gloire.
Eole est capricieux, il te veut promptement.

Il pense à t'enlever, faire de toi sa reine.
Mais alors tu chantonnes et ta voix magicienne
S'envole vers les cieux porter le doux message
De tes lèvres sucrées et de rêves peu sages.

Ta comptine joyeuse, en volutes subtiles,
Eveille le printemps de sa froide torpeur.
Le vent court, effrayé par ce nouveau péril,
Chercher dans une grotte écho à sa douleur

Attiré par le bruit, apparaît le Soleil.
Devant tant de rondeur, son désir se réveille.
Il prend le long chemin qui va jusqu'à ta peau.
Mais Phœbos est trop gros, malhabile et lourdaud,

Il hâte en se traînant, il en pleure de rage.
Alors je te rejoins, je te prends et t'enlace.
Le Soleil me maudit pendant que je t'embrasse,
Noyant son infortune en une pluie d'orage.



© Les Eclosions Asynchrones - dépôt SNAC n°8-0222

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Publié le
Publié dans : #album
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
Berlin (juillet 2008)
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Berlin (juillet 2008)

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Poèmes

 

 

 

 

Mon épiderme vise à l'immortalité,

Le glorieux souvenir du premier découvreur,

Quand la brume soudain révèle en profondeur

L'ignorance ignorée d'une terre intouchée.

 

Tout ici est nouveau, et la raison n'est plus.

Silencieuse orée vers le coeur de la ouate,

Géographie vierge d'un pays inconnu,

Références perdues et langue inadéquate.

 

Cartographe poète, imprécis à dessein,

Je veux prendre mon temps en faisant mes dessins.

Patiemment mesurer les dénivellations,

Vérifier les cotes, sonder les fondations,

 

Interroger les sources au sujet des montagnes,

Demander aux sommets jusqu'où vont les vallées,

Comment trouver de l'or pour la reine d'Espagne,

Du marbre ou du granit pour faire une cité...

 

En un mot, je veux tout connaître par ici.

Ce coin mystérieux, inconnu du public,

Au milieu des atlas tâche blanche pudique,

J'en ferai, c'est certain, une encyclopédie.

 

 

 

 

in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n°8-0222

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Publié dans : #album
Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire
Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire
Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire
Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire
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Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire

Quelques clichés volés lors d'un court voyage d'affaire

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Citations
Un petit extrait du nouveau d'Ormesson, ma lecture du moment. L'auteur y redit encore une fois une histoire qui lui tient à coeur: la sienne. Mais à chaque version, il gagne de la hauteur et de l'humour. La cuvée 2008 est excellente.


    "Je me mettais à comprendre que le spectacle du monde était une merveille qu'il y avait avantage à conjuguer au futur ou au passé. Mieux encore : à ce temps de vertige et de magie qu'est le futur antérieur. J'aurai vu les Andes, la Grande Barrière de corail, la bibliothèque de Celsius à Ephèse, le temple de Shiva à Madurai, la maison Bardey à Aden où était passé Rimbaud, le temple de Philae à Assouan. J'en avais rêvé. Je les aurai vus. Il faut rester dans sa chambre. Et cultiver son jardin. C'est là que poussent les fleurs de l'imagination.
    La littérature, c'est une affaire entendue, est du chagrin dominé par la grammaire. Il est permis de soutenir qu'elle raconte le plus souvent des tempêtes dont elle se souvient dans le calme. Elle se confond aussi  avec un désir transformé en imagination, avec un manque changé en rêve."




© Jean d'Ormesson - Qu'ai-je donc fait - Editions Robert Laffont 2008

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 




La maison de Chronos, le maître de ce temps,
Royaume de l'obscur, de l'éternité noire,
Perdue parmi des blocs de glace dérivants,
Que même les incubes évitent en se signant,


La planète aux anneaux est la prison des âmes.
Terre maudite, exil de plomb et de silence,
Négation des plaisirs, tombeau des décadences,
Ultime effacement des abjections infâmes.

Les esprits révoltés, freinant des quatre fers,
Qui riaient de bon coeur en parlant des Enfers,
Qui massacraient la Vie et détestaient l'Amour,
Sont envoyées ici sans espoir de retour.

Saturne des Romains, à la colère froide,
Aux phalanges crispées et à la nuque roide,
Impassible gardien des plus grands criminels,
Inspecte ses verrous de ses sombres prunelles.

Des clepsydres vidées trônent, silencieuses,
Sur le même établi qu'un sablier sans âge
Où les grains de silice, par leur étroit passage,
S'écoulent en volutes inverses et malicieuses.

Dans ses geôles, j'ai croupi pendant cent mille années,
Mais pour bonne conduite, Chronos m'a relâché.
Je suis vierge à nouveau mais n'ai rien oublié :
J'ai recraché le philtre qu'il m'avait donné.

Je suis autorisé à reprendre ma route.
Derrière mes barreaux, je n'ai pensé qu'à çà.
Le temps perdu me hante, et la faim, tu t'en doutes.
Les vents solaires me poussent, je navigue vers toi.

J'arriverai demain, et tu ne m'attends pas.
Je compte, je te le dis, ma bien-aimée Gaïa,
Reprendre notre affaire où nous l'avons laissée
Sans être interrompu avant cent mille années.





in "Les Eclosions Asynchrones" - dépôt SNAC n° 8-0222

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